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samedi 22 avril 2006

Quand chacun pr√™che pour sa paroisse !!!!  ::  Commerce du Vin

Dans son édition du 22 avril , Midi Libre consacre une interview à Mr Bruno Kessler, directeur des achats aux Grands Chais de France.

Ce Monsieur sait de quoi il parle quand il parle business mais il défonce des portes ouvertes quand il dit que pour certaines régions, le rapport qualité/prix n'est pas bon. Il sait très bien qu'il y contribue en fixant des règles de productions drastiques aux viticulteurs qui souscrivent des contrats de productions de raisins , des production très basses , des contraintes de palissage , de la vendange en vert et manuelle, j'en passe et des meilleures sur ces fameux contrats de partenariats, qui, si ils étaient vraiment de partenariat, ça se saurait.

Le pays n'est pas à la page , qu'il nous dit, et de faire la promotion des copeaux dans le vin, et de nous jouer la rengaine que en Languedoc on fait du vin sans savoir à qui le vendre , évidemment, même avec les fameux contrats de partenariats , quand le vin est meilleur marché ailleurs, il en est qui ne se gènent pas pour rompre les accords.

J'ai dénoncé en son temps la mauvaise habitude du Languedoc, non pas de courir après les moulins, mais d'être toujours en retard d'une guerre, et c'est à force d'être à l'écoute de ces Messieurs , qui un jour , sous prétexte que c'est le marché, vous feront mettre dans le vin toutes sortes de parfums ou d'additifs , pour eux , la qualité, ce n'est pas l'authenticité du produit, c'est ce qui se vend !!!!!

Je constate chaques fois que je pr√©sente les vins du domaine, que ce soit en France ou dans les pays frontaliers, que contrairement au discours des faiseurs de plus value sur le dos des producteurs, les produits de terroirs sont appr√©ci√©s √† leurs justes valeurs, si nous √©tions capables de nous organiser , il y a de nombreux march√©s √† conqu√©rir, qu'importe si nous ne pouvons pr√©senter de gros volumes, c'est dans la diversit√©, dans l'originalit√© de nos produits que nous s√©duirons de nouveaux clients, en centralisant l'offre de nos petites structures, nous pourrons aborder des march√©s plus √©loign√©s avec le concours de vrais professionnels, en centralisant la demande nous pourrons satisfaire de plus nombreux clients et nous r√©duirons les co√Ľts de transports, organisons nous pour vendre notre identit√©!!!!!

Don-quichotte de Carnas qui ne court pas après les moulins , mais qui se bat contre les moulins du fric," bouffeurs" d'identité vigneronne.

Auteur : André Moulière @ 15:21

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mercredi 15 février 2006

Repensons le Languedoc  ::  G√©n√©ral

Si je devais justifier mon absence à la "manif" de cette après midi, ce serait pour de multiples raisons mais je crois bien que la premiere de celles-ci, est pour ne plus donner,  à ces "vociférateurs" indéracinables, ces faiseurs de syndicats, de groupements, de regroupement de groupement, un blanc-seing.

En fait, d'énormes usines à gaz où le producteur de base se fait plumer à grand coup de cotisations et de retenues sur les aides allouées par l'Etat, ces manipulateurs du peuple paysan qui échangent ce jour là  leur complet veston contre un blouson rapé, pour arranguer leur base et rejeter sur les autres leur incapacité  à gerer les problèmes de production et d'organiser une commercialisation percutante à l'export.

Que restera -t-il de l'enveloppe allouée à l'export quand les différents organismes auront prélevé leur fonctionnement ? Il restera encore des sommes trop importantes à payer au petit vigneron pour participer à un salon. De toute façon, ce dernier est bien souvent déclaré incompétent pour optimiser la mise de fonds investis (chacun son métier) et comme "casserole médiatique" l'image de casseurs  encagoulés faisant la une de toutes les chaines de télévision.

A nous, petits producteurs  de nous regrouper pour ensemble appréhender la réalité et nous organiser pour optimiser notre budget export et conquérir de nouveaux marchés.
L'appel est lancé. Vous pouvez me joindre pour discuter du sujet à cette adresse (andre[dot]mouliere[at]free[dot]fr => remplacer [dot] par un . et [at] par un @ => ce blog fait l'objet de spams. )  
De toute façon, nos leaders sont discrédités et nous sommes livrés à nous même, loin des structures dévoreuses d'hommes et de moyens. Essayons de trouver des solutions.

Notre Languedoc a des atouts  incontestables.  Faute de n'avoir pas su les exploiter ou de s'être empétré dans des réglementations franco-régionales, d'avoir  mal négocier le virage de l'internationalisation des échanges, nous sommes contraints de colmater les brêches.

Qui est capable aujourd'hui, face aux démolisseurs de culture vigneronne comme les Chaballiers, d'apporter dans le panier qui recueille les têtes de notre viticulture,  un semblant de raison contructive, et que du désordre actuel ne renaisse pas un autre désordre programmé, mais bien un beau projet bien ordonné.

Auteur : André Moulière @ 16:08

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samedi 07 janvier 2006

Esope √©tait un visionnaire  ::  G√©n√©ral

Le rat des villes et le rat des champs ...

Le fossé entre les populations des villes et les paysans est toujours aussi large. Plus inquiétant, il devient de plus en plus profond et je prends conscience du monde qui nous sépare. Quand , suite à un commentaire sur le blog de Mme Lepage à la question qu'elle pose "La France est-elle en voie de sous-développement ?", les personnes qui me répondent sont à coté du sujet et "bouffent" du paysan.

Bien faire et laisser dire pourrait être ma position de paysan-écolo, les pieds dans la terre, la tête vers la lune, mais ce serait  faire offense à nos écologistes de bureaux de ne pas leur sortir la tête du guidon de la politique et leur dire qu'ils sont souvent à des années lumiere des réalités.

"Qui aime bien , chatie bien" : c'était les paroles employées par nos pères, après une "baffe" magistrale, quand nous présentions des mauvaises notes sur nos carnets scolaires.
D'autres se sont appropriés la formule : depuis, le fossé de l'ignorance et de l'incompréhension qui sépare nos deux mondes a besoin de beaucoup de "baffes" et des deux cotés !!
Il n'y a pas du tout bon d'un coté et du tout mauvais de l'autre. Si nous voulons que l'écologie serve à autre chose que de créer des tendances politiques, il faudra  mettre sur la table les enjeux qui sont en cause, les efforts déja consentis et ne pas planifier uniquement les contraintes, il faut aussi planifier le devenir de l'agriculture de France.

La  frange de population qui condamne sans savoir, face à une paysannerie qui nourrit ses juges et ne faillit pas à sa mission malgré les difficultés toujours plus grandes,et sans vouloir personnaliser le sujet, il est bon de rappeler que le siècle dernier a vu nos campagnes se moderniser et passer d'une agriculture familiale, diversifiée, quasi autarcique à une agriculture spécialisée, souvent en mono-culture. 
C'est l'avènement de la traction mécanique mais aussi de population plus nombreuse qu'il fallait nourrir. Cette agriculture moderne n'a pas, suite à des vagues successives d'adaptation, eu le temps de bénéficier des retours sur investissement qu'elle pouvait espérer que déja on lui demande de retourner dans ses fermes.
Fini la logique d'entreprise, maintenant c'est la mondialisation des échanges, on ne vend que du prix et les votres sont trop chers, sauf si vous faites la qualité que nous pouvons vendre plus cher.
Oui vendre, pas acheter, ainsi va la vie. Le paysan a une bonne capacité d'adaptation, il sait retrouver ses racines et attendre que ses juges (le consommateur) modifient leurs choix sur l'étagère du supermarché, qu'ils favorisent les produits créateurs d'emploi, générateurs de l'impot et de la protection sociale, qui contribuent à l'entretien et la sauvegarde des beaux paysages du jardin de la France. Il y retrouvera ces saveurs mémorisées quelque part dans ses souvenirs d'enfance, à travers la douceur naturelle de cette belle pêche, l'onctuosité de ce fromage, la finesse de ce verre de vin, souvenir inaltérable de la terre que le goudron nous a fait oublier.

Quelle alternative si nous perdons l'indépendance alimentaire, quelle alternative pour maintenir la beauté de nos paysages , quelle alternative pour sauvegarder le tissu social dans nos campagnes ?

Auteur : André Moulière @ 11:02

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mardi 13 décembre 2005

Contre vents et mar√©es  ::  G√©n√©ral

Rester vigneron pour "sangtifier" le vin !!!!

Les attaques répétées contre la plus hygiénique des boissons et la diabolisation du sang de la terre portent leurs fruits.

Il devient de plus en plus difficile de faire déguster nos produits même si nous expliquons que quelques centilitres de vin ne peuvent prêter à conséquence et que les "oenophiles" sont de plus en plus professionnels et "crachent", les amateurs culpabilisent et ont peur de se faire traiter d'alcooliques à force de voir à la télévision d'éminent docteur et professeur régler leur problème avec l'alcool à travers le vin.
C'est aussi le cas de ce journaliste, ex-ivrogne "qu'il dit", pour vendre son livre est pret à dire n'importe quoi, même à mettre en avant la santé publique, alors qu'il s'en fout complétement, oui, il veut vendre son bouquin!!!

Que faire pour expliquer que depuis la nuit des temps l'homme a besoin de s'octroyer des moments de plaisir, il a besoin avec des amis, avec sa famille, de trouver le lien qui va créer ces moments de convivialité propices à la confidence, à l'ouverture vers l'autre.

Qui mieux qu'un vieux millésime peut créer cette ambiance ?

Ce symbole que les chr√©tiens v√©n√©rent le Dimanche, ce nectar que certains sont pr√™ts √† payer √† prix d'or n'a pas , c'est vrai, une importance vitale dans l'alimentation de l'homme, mais soyons objectifs : on nous parle que l'alcool est responsable de 10% des accidents du travail, soit, mais dans ces 10%, quelle est la proportion des accidents provoqu√©s par l'absorption de vin ???Et les 90% restants ? ils sont d√Ľs √† quoi ?

En se servant du vin pour communiquer contre les méfaits de l'alcool, nos éminents pourfendeurs de la joie de vivre se privent d'un allier qui est utilisé dans d'autre pays pour atténuer les ravages provoqués par l'alcool, car une consommation réguliere de vin de façon raisonnable avec de bon produits, n'engendre pas nécéssairement des populations d'ivrognes.

Méfions nous des personnages qui veulent à tout prix nous rendre parfaits et centenaires en bonne santé, au lieu de s'attaquer aux causes qui engendrent des excès répréhensibles relevant de la pathologie. Aucune mesure n'aura d'effet sur celui qui se "bourre la gueule" à l'eau de cologne, qui se goinfre de gateaux ou de foie gras : même l'eau prise en grande quantité peut être nocive et oui!!! l'eau.

Oui l'excès tue, tous les excès !

Restons vigilants, à force de vouloir nous préserver des dangers de la vie, quelques "gugusses" mal dans leurs baskets, ne font qu'une analyse partielle et ne font apparaitre que le coté négatif de ce qui est leur fond de commerce. A mon avis, ils feraient bien de balayer devant leur porte car je suis sur que tout n'est pas parfait dans leur vie de donneurs de leçons.

Je suggère à ces messieurs de prendre un verre de vin qui leur ouvrira les yeux sur les causes qui provoquent l'alcoolémie, qui leur permettra de faire une rétrospective de ce qui été un vrai fléau il y a cinquante ans, et élargira leur champ de vision sur la vraie misère actuelle et de nous laisser gérer notre vie "d'oenophile" en bon Gaulois

Auteur : André Moulière @ 10:28

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