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jeudi 17 avril 2008

Il se passe toujours quelque chose au Domaine de Sigaliere  ::  Connaitre Sigalière

Vous qui passez sans nous voir en fonçant à 130 à l'heure sur l'autoroute du soleil, prenez le temps de la découverte en sortant à Lunel, suivez ce fleuve impétueux et remontez vers sa source, dans les montagne de St Hippolyte du Fort, imaginez sa violence en visitant Sommières et les traces indélébiles laissées par ses eaux, Quissac et Sauve vous accueilleront comme des bourgs tranquilles et si vous voulez profiter de la quiétude des lieux , c'est un bon moyen pour découvrir des paysans qui parlent encore de leur terroir et de leur métier.

A bientôt dans la vallée du Vidourle

Cliquez sur ce lien pour découvrir quelques activités proposées par les logeurs de la vallée du Vidourle : http://giteschambresgard.over-blog.com

Auteur : André Moulière @ 17:08

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lundi 12 mars 2007

Quelques adresses  ::  Commerce du Vin

Mon manque d'assiduité à poster me désole, mais les travaux dans les vignes, et le fait que je sois obligé de bouger beaucoup pour que ma gamme de vins soit représenté de façon plus significative en France, par les temps qui courent, ce n'est pas chose facile!!, ne me laisse pas le temps de "blogger".
Comme mes vins ne sont pas "encore" connus, que je n'ai pas les moyens financiers d'avoir un bon représentant sachant parler de ma philosophie de production et de mon obsessionnelle recherche permettant l'expréssion du terroir,j'assure moi même la promo,ça me permet de connaitre et de me faire connaitre aupres des cavistes qui vont distribuer les vins du Domaine et quand la distance qui nous sépare le permet,la premiere livraison est gratuite , vous comprenez mieux maintenant mon silence.


Résultat des rencontres avec les professionnels cavistes de ces dernieres semaines ou vous pouvez désormais déguster mes vins:

Le Bouchon Niçois 5 rue Léotardi - Nice- 08 70 77 32 52
Les Vins Fins de Propriétés - SARL Dessus 58 rue Champollion - Brive la Gaillarde- 06 18 30 32 67
La Cigale Curieuse 41 rue Armand Carrel- Rouen - 02 35 71 70 70
La Cave de Trinque Fougasse 1581-route de Mende-Montpellier-04 99 23 27 00

Pour les "oenophiles" de la région Nantaise, ne manquez pas de venir déguster au Chateau de la Poterie - La Chapelle sur Erdre-Nantes le 25 et 26 Mars
Je vous ferai déguster mes millésimes 2002-2003 et 2004 en primeur, je serai à la table N°6
Si vous voulez déguster sans vous déplacer, je peux vous faire parvenir à partir d'une commande de 36 bouteilles et en France Métropolitaine , au tarif caveau, un assortiment de mes cuvées.
A bientôt.
André

Auteur : André Moulière @ 08:49

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samedi 22 avril 2006

Quand chacun prêche pour sa paroisse !!!!  ::  Commerce du Vin

Dans son édition du 22 avril , Midi Libre consacre une interview à Mr Bruno Kessler, directeur des achats aux Grands Chais de France.

Ce Monsieur sait de quoi il parle quand il parle business mais il défonce des portes ouvertes quand il dit que pour certaines régions, le rapport qualité/prix n'est pas bon. Il sait très bien qu'il y contribue en fixant des règles de productions drastiques aux viticulteurs qui souscrivent des contrats de productions de raisins , des production très basses , des contraintes de palissage , de la vendange en vert et manuelle, j'en passe et des meilleures sur ces fameux contrats de partenariats, qui, si ils étaient vraiment de partenariat, ça se saurait.

Le pays n'est pas à la page , qu'il nous dit, et de faire la promotion des copeaux dans le vin, et de nous jouer la rengaine que en Languedoc on fait du vin sans savoir à qui le vendre , évidemment, même avec les fameux contrats de partenariats , quand le vin est meilleur marché ailleurs, il en est qui ne se gènent pas pour rompre les accords.

J'ai dénoncé en son temps la mauvaise habitude du Languedoc, non pas de courir après les moulins, mais d'être toujours en retard d'une guerre, et c'est à force d'être à l'écoute de ces Messieurs , qui un jour , sous prétexte que c'est le marché, vous feront mettre dans le vin toutes sortes de parfums ou d'additifs , pour eux , la qualité, ce n'est pas l'authenticité du produit, c'est ce qui se vend !!!!!

Je constate chaques fois que je présente les vins du domaine, que ce soit en France ou dans les pays frontaliers, que contrairement au discours des faiseurs de plus value sur le dos des producteurs, les produits de terroirs sont appréciés à leurs justes valeurs, si nous étions capables de nous organiser , il y a de nombreux marchés à conquérir, qu'importe si nous ne pouvons présenter de gros volumes, c'est dans la diversité, dans l'originalité de nos produits que nous séduirons de nouveaux clients, en centralisant l'offre de nos petites structures, nous pourrons aborder des marchés plus éloignés avec le concours de vrais professionnels, en centralisant la demande nous pourrons satisfaire de plus nombreux clients et nous réduirons les coûts de transports, organisons nous pour vendre notre identité!!!!!

Don-quichotte de Carnas qui ne court pas après les moulins , mais qui se bat contre les moulins du fric," bouffeurs" d'identité vigneronne.

Auteur : André Moulière @ 15:21

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vendredi 07 avril 2006

Dégustation � la Caisse d'Epargne de Montpellier  ::  Commerce du Vin

Mercredi 5 Avril - 18 heures Dégustation organisée par Sammy de Wine-Moment (06.03.85.29.51)

Les oenophiles du célébre écureuil sont venus découvrir les vins du Domaine de Sigaliere.

Pour moi , toujours la même angoisse, le même stress avant de servir les premiers verres : je connais le septicisme des dégustateurs quand j'annonce mon blanc, l'Hélianthéme, un 2003 que je conseille de boire aux alentours de 17° bien oxygéné. La pensée de chacun est si intense que la transmission me parvient clairement à l'esprit : un blanc de trois ans et un Languedocien de surcroit

Heureusement, les arômes qu'exhalent le verre servi, la couleur brillante de l'assemblage Roussanne/Sauvignon, chassent les pensées négatives et interpellent le dégustateur et voilà la discussion qui s'engage sur les arômes tertiaires , les particularités de l'élevage sur lies , les maturités poussées à l'extrème qui font de cette cuvée un vin à contre courant de la mode actuelle, mais un vin blanc de garde exprimant bien le terroir qui le crée.

Les deux cuvées de rouge présentées, Coeur d'Adonis et les Ammonites 2003 ont le même accueil. La finesse des tanins des grenaches de la cuvée Coeur d'Adonis, le fondu du boisé et la discrétion de la syrah dans la cuvée les Ammonites, la douceurs des épices et la minéralité de ces cuvées engagent la discussion sur le terroir qui les nourrit. La pertinence des questions posées, l'interet que portent les dégustateurs à l'environnement du vignoble, me surprennent toujours par leurs justesse et les comparaisons avec des grands noms de domaines ou de chateaux accentuent les rougeurs naturelles de mes pommettes de vigneron.

Un grand merci au groupe qui nous a gentiment et agréablement accueilli, votre culture sur le vin est digne des plus grands et votre esprit encourage les derniers dinosaures comme moi, à persévérer dans leur quête de l'authentique et du naturel.

Auteur : André Moulière @ 18:26

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dimanche 19 mars 2006

Prémices  ::  Connaitre Sigalière

La nature endormie tout au long de l'hiver,
Des frimas, engourdie, se remet doucement.
Les vignes sont taillées ou en passe de l'étre,
Pensons, rapidement mettre les bois en terre,
La lune qui nous guide, autorise cela.
Les abeilles s'affairent sur les premieres fleurs,
Le lézard des murailles se réchauffe au soleil,
La coccinelle se réveille de son long sommeil,
Tout engourdie encore, c'est le long de mon doigt,
Que symboliquement, me rappelle ses droits.
Je te respcterai, merveilleuse auxiliaire,
Car je suis comme toi, un hôte sur la terre.
De fleurs en fleurs , volètent les papillons,
Les couples de perdrix convolent en juste noce,
Le lievre, au bord des bois, à l'abri des regards,
A la hâse pamoisée, perpétu son espéce,
Partout dans la nature, des signes avant coureurs
Annoncent, l'immuable arrivée du printemps.
Prémice du renouveau,
Plus qu'a l'homme des villes, c'est à l'homme des champs,
Que le sang bat plus vite ,et lui cogne aux tympans,
Le blé sera plus haut , la vendange plus belle,
Puisque c'est le début d'une saison nouvelle !!

Auteur : André Moulière @ 11:27

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samedi 11 mars 2006

Où peut on déguster les vins du Domaine de Sigalière ?  ::  Connaitre Sigalière

Vous êtes plusieurs à me demander les lieux de distributions des cuvées du Domaine de Sigalère.

En premier lieu, évidemment, vous pouvez venir au domaine : cherchez sur Mappy si vous avez peur de vous perdre (rechercher le plan de l'adresse : Mas de Mège - 30260 Carnas ).

Sur simple demande par l'intermédiaire du formulaire de contact, je vous communiquerai les tarifs franco de port (à partir de 36 bouteilles) pour la France métropolitaine.

Les tarifs très doux ne sont pas annoncés sur ce site pour ne pas gêner nos partenaires commerciaux qui engagent des frais pour vous présenter le produit et sont obligés de les répercuter dans leur prix de vente.

Autres modes de distribution

Sur Montpellier :
Wine Moment : contacter Sammy sur simple e-mail winemoment@wanadoo.fr ou 06 03 85 29 51 : il se fera un plaisir de vous livrer sur Montpellier et son agglomération au tarif caveau.

sur Sète :
Le caveau Voltaire : rue Voltaire - tel 04 67 43 60 22

sur Nantes :
Mille et un Vins : 19 place de viarme - tel 02 40 75 06 93

sur Albi :
Le chai de l'Olivier : place du Maquis - tel 05 63 43 49 84

Pour nos amis allemands :
Viniculture : Grolmanstra - 44-45 - BERLIN - tel (030)883 81 74

La liste des bons restaurants proposant du Domaine de Sigalière à leur carte est en préparation.
Pour découvrir et déguster tous les trésors des vins du Domaine de Sigalière, n'hésitez pas à demander qu'on vous le carafe avant de le servir aux alentours de 20 °.

Bon appétit et bonne dégustation.

Auteur : André Moulière @ 10:59

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mercredi 15 février 2006

Repensons le Languedoc  ::  Général

Si je devais justifier mon absence à la "manif" de cette après midi, ce serait pour de multiples raisons mais je crois bien que la premiere de celles-ci, est pour ne plus donner,  à ces "vociférateurs" indéracinables, ces faiseurs de syndicats, de groupements, de regroupement de groupement, un blanc-seing.

En fait, d'énormes usines à gaz où le producteur de base se fait plumer à grand coup de cotisations et de retenues sur les aides allouées par l'Etat, ces manipulateurs du peuple paysan qui échangent ce jour là  leur complet veston contre un blouson rapé, pour arranguer leur base et rejeter sur les autres leur incapacité  à gerer les problèmes de production et d'organiser une commercialisation percutante à l'export.

Que restera -t-il de l'enveloppe allouée à l'export quand les différents organismes auront prélevé leur fonctionnement ? Il restera encore des sommes trop importantes à payer au petit vigneron pour participer à un salon. De toute façon, ce dernier est bien souvent déclaré incompétent pour optimiser la mise de fonds investis (chacun son métier) et comme "casserole médiatique" l'image de casseurs  encagoulés faisant la une de toutes les chaines de télévision.

A nous, petits producteurs  de nous regrouper pour ensemble appréhender la réalité et nous organiser pour optimiser notre budget export et conquérir de nouveaux marchés.
L'appel est lancé. Vous pouvez me joindre pour discuter du sujet à cette adresse (andre[dot]mouliere[at]free[dot]fr => remplacer [dot] par un . et [at] par un @ => ce blog fait l'objet de spams. )  
De toute façon, nos leaders sont discrédités et nous sommes livrés à nous même, loin des structures dévoreuses d'hommes et de moyens. Essayons de trouver des solutions.

Notre Languedoc a des atouts  incontestables.  Faute de n'avoir pas su les exploiter ou de s'être empétré dans des réglementations franco-régionales, d'avoir  mal négocier le virage de l'internationalisation des échanges, nous sommes contraints de colmater les brêches.

Qui est capable aujourd'hui, face aux démolisseurs de culture vigneronne comme les Chaballiers, d'apporter dans le panier qui recueille les têtes de notre viticulture,  un semblant de raison contructive, et que du désordre actuel ne renaisse pas un autre désordre programmé, mais bien un beau projet bien ordonné.

Auteur : André Moulière @ 16:08

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samedi 11 février 2006

L'influence des affirmations supposées  ::  Général

Il est des moments dans la vie, on se demande si nous vivons tous sur la même planète.

Aux infos de midi, hier, notre belle quinqua de la météo , la toute fringuante EVE, nous annonce avec son sourire narquois que malgré les apparences , notre planète se réchauffe ?

Ouiiiiii !!!, je veux bien , apres tout il faut bien quelle fasse quelque chose notre belle planète bleu, se réchauffer ou se refroidir, en ce moment j'opterai plutôt pour l'option 2 car cela fait trois mois qu'on se les "gèles" mais à l'écoute de nos augures , je vais acheter une bonne clim car pour compenser la somme des température négatives , l'été sera chaud ,chaud chaud ?????, je suis curieux d'entendre les justifications de nos diseurs de bonne aventure si le contraire se produit? .

Cela me fait penser à ce technitien chargé de nous préparer à l'évolution de la viticulture Languedocienne, qui faute d'avoir une idée bien précise sur le sujet et pour justifier son salaire , nous fait visiter le vignoble de Laurent VALIER ou plus exactement le vignoble de LA GRANGE DES PËRES. Ce jeune formateur de vignerons " d'exceptions" (je faisais parti du groupe ) mandaté par le syndicat des coteaux du Languedoc avait simplement oublier que ces vignerons hors pair de la Grange des Pêres commercialisent toute leur production à travers le monde en vin de table et leur seul nom fait honneur à notre région aux quatre coins de la planète.

Je regrette de ne pas mieux connaitre ces grands vignerons, ils sont tres discréts et je ne manque jamais quand je passe du coté d'ANIANE de visiter leurs vignobles pour éssayer de m'inspirer de leur savoir faire .

Merci à ce jeune technitien qui ma permis de découvrir ces vignes plantées à l'ancienne et ce terroir d'exception de La Grange des Pêres, ces vignerons , malgres leurs notoriétés , toujours en quête d'absolue , fidèles à la ligne de conduite qu'ils se sont fixées, loin des prévisionnistes aléatoires qui ne prennent que le risque de voir le temps effacer leurs érreurs.

Alors , si les températures sont plus favorables aux bonnes maturités du grenache ou de la syrah à des degrés naturels de 12 ou 13° au nord de Lyon, gageons que nos amis Bourguignons saurons mieux exploiter que nous ce bienfait que la nature nous donne, le soleil.

En attendant que les cailloux de nos garrigues se transforment en sable , que les cactus et les palmiers couvrent les surfaces occupées par les vignes Languedociennes, à moins que ce soit la glace ou le déluge qui recouvre la septimanie, pensez qu'un bon repas avec les amis permet d'affronter les rigueurs de l'hiver , arrosé bien sur, avec un de ces bon vins produits sous le soleil de la Méditérranée

Auteur : André Moulière @ 12:24

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samedi 04 février 2006

L'histoire est un éternel recommencement.  ::  Général

La région méditerranéenne, la première gagnée par la viticulture et le commerce du vin, fut la première à profiter de courants commerciaux et de la civilisation venant de la Grèce et de Rome par la mer. Elle fut touchée profondément par l'écroulement de l'Empire romain.

Au moyen âge, et principalement à partir du XIème siècle, c'est dans la région nord que l'économie redémarre et que les villes refleurissent. Cette situation favorise le vignoble parisien, car le midi est trop loin et il le demeure tragiquement jusqu'au milieu du XIXème siècle.

Cette région où la vigne prospère dans son milieu naturel est mal placée car si elle veut écouler ses produits par la mer, elle se heurte à l'obstacle d'une navigation par Gibraltar qui allonge considérablement les distances. 
Si elle veut utiliser la voie de terre, comme jadis vers Bordeaux, elle se heurte au barrage institué par la capitale gasconne pour favoriser ses propres vins.
Au nord, c'est le même obstacle avec le vignoble bourguignon qui n'entend pas, surtout quand la prospérité lui sourit, laisser passer au-delà de Lyon les vins d'un concurrent aussi sérieux.

Il a fallu que St Louis,confirme en 1249 depuis la Palestine où il effectue sa seconde croisade, le droit de commerce dans le royaume de France pour les vins du Languedoc. Dès la fin du XIIème siècle, les défrichements se sont multipliés, et les plantations de vignes aussi, qui profitent de la pauvreté des terres incapables de porter du blé. Le vin est même si abondant que les bailleurs n'en veulent pas pour  le paiement du cens  et qu'ils réclament du blé ou de l'argent.

Extraits du livre de MARCEL -LACHIVER : "Vins, vignes et vignerons"

On s'y croirait !!! Sauf qu' aujourd'hui , les frontières ne sont pas les mêmes. Le Languedoc est toujours en retard d'une guerre car on lui demande de s'adapter au lieu d'exploiter ses spécificités (le climat, le soleil, la garrigue) et aussi des volumes à des prix attractifs en exploitant mieux le savoir faire de nos viticulteurs. Le temps presse, nos dirigeants sont discrédités. Qui va se lever et montrer le chemin ?

Auteur : André Moulière @ 15:00

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samedi 07 janvier 2006

Esope était un visionnaire  ::  Général

Le rat des villes et le rat des champs ...

Le fossé entre les populations des villes et les paysans est toujours aussi large. Plus inquiétant, il devient de plus en plus profond et je prends conscience du monde qui nous sépare. Quand , suite à un commentaire sur le blog de Mme Lepage à la question qu'elle pose "La France est-elle en voie de sous-développement ?", les personnes qui me répondent sont à coté du sujet et "bouffent" du paysan.

Bien faire et laisser dire pourrait être ma position de paysan-écolo, les pieds dans la terre, la tête vers la lune, mais ce serait  faire offense à nos écologistes de bureaux de ne pas leur sortir la tête du guidon de la politique et leur dire qu'ils sont souvent à des années lumiere des réalités.

"Qui aime bien , chatie bien" : c'était les paroles employées par nos pères, après une "baffe" magistrale, quand nous présentions des mauvaises notes sur nos carnets scolaires.
D'autres se sont appropriés la formule : depuis, le fossé de l'ignorance et de l'incompréhension qui sépare nos deux mondes a besoin de beaucoup de "baffes" et des deux cotés !!
Il n'y a pas du tout bon d'un coté et du tout mauvais de l'autre. Si nous voulons que l'écologie serve à autre chose que de créer des tendances politiques, il faudra  mettre sur la table les enjeux qui sont en cause, les efforts déja consentis et ne pas planifier uniquement les contraintes, il faut aussi planifier le devenir de l'agriculture de France.

La  frange de population qui condamne sans savoir, face à une paysannerie qui nourrit ses juges et ne faillit pas à sa mission malgré les difficultés toujours plus grandes,et sans vouloir personnaliser le sujet, il est bon de rappeler que le siècle dernier a vu nos campagnes se moderniser et passer d'une agriculture familiale, diversifiée, quasi autarcique à une agriculture spécialisée, souvent en mono-culture. 
C'est l'avènement de la traction mécanique mais aussi de population plus nombreuse qu'il fallait nourrir. Cette agriculture moderne n'a pas, suite à des vagues successives d'adaptation, eu le temps de bénéficier des retours sur investissement qu'elle pouvait espérer que déja on lui demande de retourner dans ses fermes.
Fini la logique d'entreprise, maintenant c'est la mondialisation des échanges, on ne vend que du prix et les votres sont trop chers, sauf si vous faites la qualité que nous pouvons vendre plus cher.
Oui vendre, pas acheter, ainsi va la vie. Le paysan a une bonne capacité d'adaptation, il sait retrouver ses racines et attendre que ses juges (le consommateur) modifient leurs choix sur l'étagère du supermarché, qu'ils favorisent les produits créateurs d'emploi, générateurs de l'impot et de la protection sociale, qui contribuent à l'entretien et la sauvegarde des beaux paysages du jardin de la France. Il y retrouvera ces saveurs mémorisées quelque part dans ses souvenirs d'enfance, à travers la douceur naturelle de cette belle pêche, l'onctuosité de ce fromage, la finesse de ce verre de vin, souvenir inaltérable de la terre que le goudron nous a fait oublier.

Quelle alternative si nous perdons l'indépendance alimentaire, quelle alternative pour maintenir la beauté de nos paysages , quelle alternative pour sauvegarder le tissu social dans nos campagnes ?

Auteur : André Moulière @ 11:02

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