mardi 25 juillet 2006
Juillet en Languedoc :: Les 4 saisons du vigneron
Brulé par le soleil, la terre se craquelle
L'herbe, honnie de l'agriculteur, vénérée du berger, devra attendre que le ciel se charge de nuages et répande sur le sol l'eau salvatrice qui fera éclore les graines essaimées pour perpétuer l'espèce.
Ecrasé sous la chaleur, la vigne s'organise pour résister.
Du plus profond que la nature du sol le permet, les racines alimentent les vieux ceps qui en ont vu bien d'autres .
Regardez cette vielle souche bien campée sur ses trois bras que forment son gobelet, les sarments , tendrement recourbés, protègent de la brûlure les maigres grappes qu'elle a eu la sagesse de produire , l'ombre qu'elle projette sur le sol limite le dessèchement et telle une mère poule, elle conduira à son terme une fois encore , ses beaux mais rares raisins.
Son jeune voisin , le plantier de trois ans , a bien du mal pour survivre , l'exubérance de la jeunesse , l'appât du gain du viticulteur , lui ont fait produire trop de raisins , il est déja trop tard pour la vendange en vert, déja les feuilles jaunissent et tombent entamant dangereusement son capital qualitatif.
Notre vieux Grenache septuagénaire qui a résisté à bien des hivers rigoureux , à des étés torrides, aux différentes modes de technitiens soucieux de justifier un salaire , il a été critiqué quand il fallait beaucoup produire , il l'est maintenant car trop chaleureux , du haut de ses soixante dix et quelques années de nourice, il toise ce tout jeune , bien mal barré pour produire ce qu'il est capable de produire , un vin de terroir.
L'herbe, honnie de l'agriculteur, vénérée du berger, devra attendre que le ciel se charge de nuages et répande sur le sol l'eau salvatrice qui fera éclore les graines essaimées pour perpétuer l'espèce.
Ecrasé sous la chaleur, la vigne s'organise pour résister.
Du plus profond que la nature du sol le permet, les racines alimentent les vieux ceps qui en ont vu bien d'autres .
Regardez cette vielle souche bien campée sur ses trois bras que forment son gobelet, les sarments , tendrement recourbés, protègent de la brûlure les maigres grappes qu'elle a eu la sagesse de produire , l'ombre qu'elle projette sur le sol limite le dessèchement et telle une mère poule, elle conduira à son terme une fois encore , ses beaux mais rares raisins.
Son jeune voisin , le plantier de trois ans , a bien du mal pour survivre , l'exubérance de la jeunesse , l'appât du gain du viticulteur , lui ont fait produire trop de raisins , il est déja trop tard pour la vendange en vert, déja les feuilles jaunissent et tombent entamant dangereusement son capital qualitatif.
Notre vieux Grenache septuagénaire qui a résisté à bien des hivers rigoureux , à des étés torrides, aux différentes modes de technitiens soucieux de justifier un salaire , il a été critiqué quand il fallait beaucoup produire , il l'est maintenant car trop chaleureux , du haut de ses soixante dix et quelques années de nourice, il toise ce tout jeune , bien mal barré pour produire ce qu'il est capable de produire , un vin de terroir.
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Auteur : André Moulière @ 18:08
dimanche 09 juillet 2006
Les Estivales de Montpellier - C'est Parti !! :: Les 4 saisons du vigneron
Hier soir, inauguration de la premiere des estivales 2006.
Dans une ambiance flamenco, moulé dans leur robe Sévillanne, l'ondulation des corps et le déhanchement des Andalouses captive les regards et contribue à créer une atmosphère chaude,tres chaude.
Les vignerons du languedoc étaient de la fête et les vins blanc servis avec les fruits de mer, les jus rosés servis tres frais , les rouges chaleureux n'ont pas contribué à rafraichir l'atmosphère.
Dans cette ambiance de début de vacances, un public de tous les horizons ,l'alchimie de la musique et du vin crée un climat propre à rapprocher les gens et leur permet de communiquer.
Les voix des chanteurs Ibériques, les accords des guitares multipliés par la "sono" n'empêchent pas les discutions de s'engager,et même si je suis obligé de faire répéter les questions qu'on me poses, les groupes se constituent pour déguster et comparer les vins , si bien que je me suis retrouvé à une heure du "mat" avec des gens qui veulent déguster du Sigaliere et de l'autre coté , le personnel de service qui veut démonter le stand ou je suis installé." dur dur d'avoir les joues rouges et la barbe blanche "!!.
Je voudrais saluer de façon plus précise ce vigneron Américain en vacances en Languedoc, je regrette que notre poignée de main de paysan du Monde ne soit pas immortalisée par une photo et j'espére l'avoir reçu comme il se doit dans ces circonstances particulieres et que la bouteille qu'il dégustera de retour dans son vignoble lui rémémorera cette soirée de fête empreinte de notre culture Méditérranéenne
Dans une ambiance flamenco, moulé dans leur robe Sévillanne, l'ondulation des corps et le déhanchement des Andalouses captive les regards et contribue à créer une atmosphère chaude,tres chaude.
Les vignerons du languedoc étaient de la fête et les vins blanc servis avec les fruits de mer, les jus rosés servis tres frais , les rouges chaleureux n'ont pas contribué à rafraichir l'atmosphère.
Dans cette ambiance de début de vacances, un public de tous les horizons ,l'alchimie de la musique et du vin crée un climat propre à rapprocher les gens et leur permet de communiquer.
Les voix des chanteurs Ibériques, les accords des guitares multipliés par la "sono" n'empêchent pas les discutions de s'engager,et même si je suis obligé de faire répéter les questions qu'on me poses, les groupes se constituent pour déguster et comparer les vins , si bien que je me suis retrouvé à une heure du "mat" avec des gens qui veulent déguster du Sigaliere et de l'autre coté , le personnel de service qui veut démonter le stand ou je suis installé." dur dur d'avoir les joues rouges et la barbe blanche "!!.
Je voudrais saluer de façon plus précise ce vigneron Américain en vacances en Languedoc, je regrette que notre poignée de main de paysan du Monde ne soit pas immortalisée par une photo et j'espére l'avoir reçu comme il se doit dans ces circonstances particulieres et que la bouteille qu'il dégustera de retour dans son vignoble lui rémémorera cette soirée de fête empreinte de notre culture Méditérranéenne
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Auteur : André Moulière @ 11:38
lundi 03 juillet 2006
Savoir ou pouvoir transmettre :: Les 4 saisons du vigneron
Sans raison apparente , régulierement, me viennent à l'esprit les questions sur la pérennité du travail que j'ai accompli.
Les vieux " de quand j'étais jeune " ,disaient qu'il fallait une vie pour créer une structure viticole (production et commercialisation), une vie pour consolider son actif et qu'en général la troisieme génération mangeait le capital.
C'est en travaillant le pied des jeunes plants de Syrah, arrosés la semaine derniere, le manche de ma "Sape" fermement enpoigné, la sueur qui dégouline et me pique les yeux , le geste est encore précis mais la douleur dans le creux des reins me fait me relever de plus en plus souvent, et la , appuyé sur le manche de mon outil, je cogite sur l'avenir de cette plantation, car il faudra 3 ou 4 ans avant de cueillir les premieres grappes qui serons destinées à la cuvée LA Métairie pendant quelques années , le temps que les racines s'incrustent dans les marnes du sous sol pour puiser ce qui fait la spécificité de la cuvée COEUR D'ADONIS, et cela nous projette dans 7 ou 8 ans , rapide calcul , dans quel état physique et intellectuel sera ma pauvre "carcasse" et se pose la question de la transmission.
Dans un premier temps , résoudre la réalisation du travail manuel en le confiant à quelqu'un qui comprenne le sens du travail qu'il accomplit et sa finalité et peut étre à force du lui distiller ma passion et mes 30 ans d'expériance, la deuxieme génération se mettra en place et qui sait?
Bon, demain matin , quand au bout d'une paire d'heure , la douleur au creux du dos ne manquera pas de se manifester, je vous promets de poursuire la reflextion !!
Les vieux " de quand j'étais jeune " ,disaient qu'il fallait une vie pour créer une structure viticole (production et commercialisation), une vie pour consolider son actif et qu'en général la troisieme génération mangeait le capital.
C'est en travaillant le pied des jeunes plants de Syrah, arrosés la semaine derniere, le manche de ma "Sape" fermement enpoigné, la sueur qui dégouline et me pique les yeux , le geste est encore précis mais la douleur dans le creux des reins me fait me relever de plus en plus souvent, et la , appuyé sur le manche de mon outil, je cogite sur l'avenir de cette plantation, car il faudra 3 ou 4 ans avant de cueillir les premieres grappes qui serons destinées à la cuvée LA Métairie pendant quelques années , le temps que les racines s'incrustent dans les marnes du sous sol pour puiser ce qui fait la spécificité de la cuvée COEUR D'ADONIS, et cela nous projette dans 7 ou 8 ans , rapide calcul , dans quel état physique et intellectuel sera ma pauvre "carcasse" et se pose la question de la transmission.
Dans un premier temps , résoudre la réalisation du travail manuel en le confiant à quelqu'un qui comprenne le sens du travail qu'il accomplit et sa finalité et peut étre à force du lui distiller ma passion et mes 30 ans d'expériance, la deuxieme génération se mettra en place et qui sait?
Bon, demain matin , quand au bout d'une paire d'heure , la douleur au creux du dos ne manquera pas de se manifester, je vous promets de poursuire la reflextion !!
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Auteur : André Moulière @ 18:55


