Crime de lèse-majesté
Le salon de l'Agriculture est l'occasion chaque année pour nos
hommes politiques de renouer avec leurs racines et devant les
caméras, à grands renforts de
phrases convenues, de remonter le moral des filières
agricoles en difficulté.
Notre Président de la République excelle dans l'art de déguster un morceau de jambon ici, du saucisson un peu plus loin et d'ingurgiter un morceau de fromage avant de piquer un carré de boeuf ou de poulet. Pour l'exemple, les caméras montrent toujours le chef de l'état avec dans une main un morceau à manger et dans l'autre main un verre pour boire.
L'exercice suppose une bonne aptitude à tenir table, un estomac à digérer des cailloux et un foie capable de filtrer le mélange des différents cidres, bières, vins et je ne sais quels autres breuvages plus ou moins alcoolisés. Car il ne fait pas semblant notre Président : quand il dit " le poulet, c'est bon, surtout accompagné d'un coup de rosé" et hop, voilà le contenu ingurgité sans autre forme de procés. Celà fait plaisir à voir et après tout ce n'etait que du rosé, vous savez , ce jus de raisins que l'on empêche de macérer pour qu'il ne se colore pas des anthocyanes contenus dans la pellicule des raisins. C'est un vin de soif comme il se dit, et le Président avait soif.!!!
Mais si nous suivons la cohorte entourant le plus éminent représentant de la République, c'est là que le sacrilège est commis, que le crime de lése-majesté est consommé : c'est à un verre de vin rouge que le même sort est réservé.
Comme un remède, ce que je suppose être le digne représentant d'une grande région viticole, est avalé "cul sec" sans aucune attention, sans semblant de dégustation, sans aucun signe de plaisir sensé être provoqué par ce nectar offert, le contenu du verre est englouti et rejoint le florilége "explosif" des quatre coins de la France.
J'ai regretté que le vin, ambassadeur du Languedoc, ait été écarté (restons courtois) pour des raisons indéterminées, pour ce genre de dégustation. Je ne connais pas le Chateau qui a offert le verre "dégusté" mais je lui transmets toute ma sympathie.
Monsieur le Président, au risque de commettre à mon tour un crime de lése-majesté, je me permets d'emprunter à Charles Baudelaire ces quelques vers :
Si d'aventure, vous étiez informé de cet irrespectueux commentaire sur votre façon de "déguster" le vin, j'ose espérer, Monsieur le Président, que vous accepterez, un flacon virtuel de ce vin de vigneron de la France profonde, pour me faire pardonner mon impudence.
Notre Président de la République excelle dans l'art de déguster un morceau de jambon ici, du saucisson un peu plus loin et d'ingurgiter un morceau de fromage avant de piquer un carré de boeuf ou de poulet. Pour l'exemple, les caméras montrent toujours le chef de l'état avec dans une main un morceau à manger et dans l'autre main un verre pour boire.
L'exercice suppose une bonne aptitude à tenir table, un estomac à digérer des cailloux et un foie capable de filtrer le mélange des différents cidres, bières, vins et je ne sais quels autres breuvages plus ou moins alcoolisés. Car il ne fait pas semblant notre Président : quand il dit " le poulet, c'est bon, surtout accompagné d'un coup de rosé" et hop, voilà le contenu ingurgité sans autre forme de procés. Celà fait plaisir à voir et après tout ce n'etait que du rosé, vous savez , ce jus de raisins que l'on empêche de macérer pour qu'il ne se colore pas des anthocyanes contenus dans la pellicule des raisins. C'est un vin de soif comme il se dit, et le Président avait soif.!!!
Mais si nous suivons la cohorte entourant le plus éminent représentant de la République, c'est là que le sacrilège est commis, que le crime de lése-majesté est consommé : c'est à un verre de vin rouge que le même sort est réservé.
Comme un remède, ce que je suppose être le digne représentant d'une grande région viticole, est avalé "cul sec" sans aucune attention, sans semblant de dégustation, sans aucun signe de plaisir sensé être provoqué par ce nectar offert, le contenu du verre est englouti et rejoint le florilége "explosif" des quatre coins de la France.
J'ai regretté que le vin, ambassadeur du Languedoc, ait été écarté (restons courtois) pour des raisons indéterminées, pour ce genre de dégustation. Je ne connais pas le Chateau qui a offert le verre "dégusté" mais je lui transmets toute ma sympathie.
Monsieur le Président, au risque de commettre à mon tour un crime de lése-majesté, je me permets d'emprunter à Charles Baudelaire ces quelques vers :
Un soir , l'ame du vin chantait dans les bouteilles
Homme, vers toi je pousse,ô cher deshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumiere et de fraternité
Si d'aventure, vous étiez informé de cet irrespectueux commentaire sur votre façon de "déguster" le vin, j'ose espérer, Monsieur le Président, que vous accepterez, un flacon virtuel de ce vin de vigneron de la France profonde, pour me faire pardonner mon impudence.
Rédigé parAndré Moulière -
samedi 04 mars 2006 à 11:38
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