mercredi 21 décembre 2005
Tailler n'est pas couper ! :: Les 4 saisons du vigneron
Y a t il encore une raison d'espérer ?
Le froid glacial de cette fin d'automne et les sarments couverts de
givre une bonne partie de la matinée rendent encore plus
difficile une des taches essentielles du vigneron : la taille des ceps
de vigne.
Ce travail, si on veut l'accomplir correctement, suppose un
minimum de réflexion car c'est la qualité de la
vendange et la pérennité du cep que l'on taille,
qui sont en jeu. Chaque sujet qui compose la population d'une
même parcelle est un cas.
La taille en gobelet spécifique au Languedoc est une
conduite du vignoble bien adaptée au climat sec et chaud de
notre région. En effet, cette taille est encore plus
délicate car entre en jeu la formation du cep et son
alignement sur le rang avec les autres souches que composent la
parcelle.
Une belle vigne quinquagénaire bien réguliere et
bien alignée le doit à la compétence du
vigneron et non aux effets du hasard.
Puissions nous consacrer l'essentiel de notre tache à
transmettre ces valeurs fondamentales sur l'amour du travail bien fait
et de ses conséquences sur le produit qu'il contribut
à élaborer.
Le vigneron dans la froidure matinale, les mains engourdies,
craquelées par leurs expositions aux intempéries,
ces belles mains épaisses et agiles qui depuis des
années caressent les mêmes ceps et les
façonnent comme un sculpteur façonne sa statue,
ces grosses mains de paysan accomplissent des
gestes répétés des milliers
de fois à l'instar du violoniste , jamais tout
à fait les mêmes.
J'aime ce travail d'anticipation sur la
récolte nouvelle, j'aime le bruissement
doux de la lame du sécateur qui tranche de façon
parfaite le sarment indésirable, j'aime ces moments de
solitude relative au milieu des vignes , seul, comme le berger au
milieu de son troupeau.
Combien de temps encore ???
aucun commentaire :: aucun trackback
Auteur : André Moulière @ 18:06
languedoc
, languedoc-roussillon
, vigne
, vigneron
, vin


