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mercredi 16 janvier 2008

Paroles du terroir  ::  Les 4 saisons du vigneron

Le mois de janvier n'est pas trés actif sur le plan commercial, nous en profitons avec Rémy et Daniel pour avancer la taille, travail long et pénible qui trouve son intensité maximale en février et mars car c'est le meilleur moment pour éffectuer cette opération.

"Taille tôt,taille tard, rien ne vaut la taille de mars"

Il faut prévoir un peu de compost pour les syrahs sur le terroir du Pic st Loup, quelques zones sont trés faibles sur cette parcelle de trois hectares, il va falloir localiser le compost par secteur défaillant en bois .
Il faut aussi prévoir le palissage des syrahs et petits verdots plantés le printemps dernier, je suis en pourparlers avec mon fournisseur préféré pour obtenir des prix et des délais de paiements, et oui, ces investissements sont trés lourds pour la trésorerie du domaine et je me vois mal sollicitant un prêt à mon banquier de la banque qui a de plus en plus le vert qui tourne au bleu, et je crois qu'un achat bien négocier, c'est mieux qu'un prêt mal ficelé, (ça n'engage que moi!!).

Plusieurs réunions déja avec les offices de tourisme de Sommieres et Quissac/Sauve ainsi que le syndicat de la vallée du Vidourle et les logeurs en gites et chambres d'hôtes pour peaufiner notre programme d'animations de la saison prochaine , mettre en synergie toute les compétances n'est pas chose facile, mais comme nous voulons tous la même chose, c'est à dire l'accueil des vacanciers en recherche d'authenticité dans une ambiance conviviale, sans que rien ne soit convenu, mais sans qu'il ne manque rien en ces instants de partages,il faut quand même bien préparer la réception dans les différents Domaines qui acceptent de recevoir des groupes pour leur faire partager la passion qui les animes,les joies et les peines,les projets qui donnent un sens à leur vie paysanne, pour ces gens de la terre, qui ne peuvent jamais s'éloigner ou s'absenter tres longtemps de leur Domaine,ils leurs faut réinventer l'art de recevoir à l'ancienne et avec leurs mots, faire passer le méssage que les uns sans les autres, ne sommes rien!!!!!

Pour ce qui concerne le Domaine de Sigaliere,c'est toute l'année que vous pouvez venir profiter du bon air des vignes et des bois de cet endroit béni d'Artémis, mais si vous prenez rendez- vous, nous ferons une balade dans les vignes , j'essaierai de vous expliquer la belle mécanique qui fait fonctionner un cep de vigne, vous constaterez de visu que le sol est bien vivant et que la vigne c'est intégrée dans le paysage et non le contraire, je vous expliquerai l'incidence qui en découle et vous comprendrez mieux en goûtant les cuvées issues de ce terroir vierge de tout engrais chimique, de desherbant ou autre insecticide.

Point fort de ces journées Paroles de Terroir
Le 31 mai et le 1er juin, le Domaine de Sigaliere et le Domaine des Sauvaires vont unir leur compétence pour vous ouvrir toutes grandes les portes de leur passion.
Au programme, en plus des balades dans les vignes , une approche succincte de la dégustation et des bonnes "manières" pour goûter les vins, découverte de produits locaux, autour d'une petite grillade sur des ceps de vignes, la bonne humeur de tous, et voila une belle journée qui s'annonce !!!!!

Auteur : André Moulière @ 18:31



samedi 15 décembre 2007

Me revoila !!  ::  Les 4 saisons du vigneron

Quelques soucis informatiques, le manque d'inspiration, les vinifs et la mise en place de la commercialisation des cuvées 2004 sont à l'origine de mon silence.
Une petite rétrospective s'impose pour ce millésime 2007. Apres un printemps bien arrosé, quelques foyers de mildiou sont apparu , vite jugulé par trois traitement à base de cuivre et le soleil de juillet les nuits fraiches sans rosée matinale ont eux raison du champignon ( ou de l'algue?) préféré des vignerons.
Tout laissait prévoir une récolte précoce digne des plus grand millésimes du Languedoc, mais voila qu'à partir du 15 Août, à la place de straditionnels orages, c'est le Mistral qui pendant huit à dix jours, sans faiblir, a mis à mal les vignes du Domaine implantées dans le roc et les conditions extrêmes de la garrigue Languedocienne.
Tel la chêvre de M Seguin, elles ont résisté jusqu'à épuisement et perdu leurs feuilles au moment ou la météo annonçait la pluie salvatrice.
C'est plus de deux hectares de syrah plantée en 2002 que nous n'avons pas vendangé, la pluie enfin venue, a permis aux ceps de survivre mais la maturité des quelques grappes qu'il porte, brûlées par le souffle du vent, a anéanti l'espoir d'une vendange digne de porter haut les couleurs de Sigaliere, laissant ainsi , pour le bonheur des grives et autres passereaux, un an de travail.
La partie des vielles vigne que compose l'essentiel du domaine, a mieux résisté du fait de son enracinement tres profond, elle a produit des grappes bien mures et bien dorées, beaucoup de rigueur dans la cueillette et dans le travail des jus dans la cave, quelques éssais"d'épépinage" pour améliorer la finesse des tanins et nous reparlerons de ce millésime dans deux ou trois ans .
Pour changer de sujet, ou peut être par convergence de pensée, je ne résiste pas à l'envie de transcrire ces lignes notées je ne sais dans quel bouquin dernièrement lu .
"Ceux qui se retirent d'une societe caractérisée par la puissance, la cupidité et l'ambition voient le salut comme le produit de la vertu et de l'effort.
Cependant la satisfaction douloureuse que l'utopiste ressent devant la ruine et le déclin du monde ne peut jamais tout à fait s'accomoder de la piété"
bONNE REFLEXION.

Auteur : André Moulière @ 09:39



lundi 13 août 2007

Souvenirs  ::  Les 4 saisons du vigneron

S'il y a bien longtemps que je ne rêve plus, du fond de ma mémoire, surgissent les souvenirs.
Je vais les confier à ce support moderne et froid,si vous lisez ces lignes, imaginez que je vous raconte ma vie en compagnie d'un bon verre de vin.
Aujourd'hui, presque vieux, en pensant au futur, je revois défiler des scènes d'autrefois où je n'étais qu'un jeune spectateur.

Il est encore la, mon père, à se plaindre du blaireau qui lui mange les belles grappes noires et délicieuses de l'oeillade, notre mustélidé malin déjouant tous les pièges placés pour le punir.

J'ai encore au palais le goût particulier du gros raisin datier macéré dans l'alcool, que l'on goutait toujours à la fin du repas servi à nos amis venus pour nous aider, à ce groupe joyeux, vendangeant maintenant les vignes du seigneur.

J'entends le bruit des seaux que l'on jette par terre, et le son de leur voix me rabrouant un peu car j'étais au milieu.

Je les reconnaîtrais vos mains toutes calleuses, qui savaient manier la serpette acérée, vos prénoms font en moi une belle musique, c'est Elie et Léon, ou encore Roger, cévenols authentiques, comme en parlait Chabrol.

Quand je passe Lasalle, en montant vers Soudorgues, c'est la faux à la main que je revois Toussain, les deux talons plantés dans la prairie pentue, tel l'auguste semeur, il n'avait son pareil pour manier la "daïlle".

Ces hommes qui tous les jours affrontaient la nature pour assurer leurs subsistances, à force de les regarder assumer leur labeur, dans ma tête ont écrit le livre de ma vie, aujourd'hui, je l'ai un peu ouvert , pour que nous partagions.

Auteur : André Moulière @ 15:51



lundi 04 juin 2007

Les aléas climatiques des années 60  ::  Les 4 saisons du vigneron

Le samedi, quand je suis présent dans mon village, vers les sept heures, je passe chez Nanou.
Nanou c'est notre boulanger et il fait une fougasse à l'ancienne qui est délicieuse, il arrive que notre jeune "Aimable Castanier", qui a aussi une femme jeune, ne respecte pas toujours les horaires d'ouvertures, c'est l'occasion de parler de la pluie et du beau temps avec les viticulteurs venus chercher leur pain.
Samedi dernier, Pierrot et Maurice, deux septuagénaires, deux vieux garçons avec des mains comme des battoirs à force de manier le manche de la pioche,que quand vous les voyez, vous préférez les compter parmi vos amis, nous racontent que dans les années soixante, les vignes avaient gelé deux années consécutives et que la troisième année, il avait tellement plu, que le mildiou avait emporté une grosse partie de la récolte, et que ce qui avait pu être vendangé était tellement mauvais que le vin était imbuvable.
Trois années sans rentrée d'argent dans les familles, ils en sont encore à se demander comment ils ont pu traverser cette époque.
L'un nous raconte qu'il était parti faire les moissons et la récolte de lavande dans les Alpilles, l'autre se souvient s'être fait embaucher chez Maurel , gros propriétaire qui avec le peu d'argent qu'il avait touché de la vente de sa récolte de vin, avait acheté une tronçonneuse pour faire du bois de chauffage et ainsi s'assurer de quelques revenus.
Et nos deux retraités de conclure , heureusement, nous n'avions pas d'emprunt à rembourser!!

J'ai mis cette derniere remarque dans ma poche avec mon mouchoir dessus car ces instants de tradition orale sont précieux à écouter et dans cette ambiance matinale aux arômes de bon pain, je me dis que les années passent, les Paysans sont toujours confrontés au grave problème de leur subsistance, la situation de l'époque relativise l'actuelle situation ..

Auteur : André Moulière @ 15:10



samedi 14 avril 2007

"Avril pluvieux et mai venteux, annoncent An fécond et gracieux"  ::  Les 4 saisons du vigneron

Il ne nous reste plus qu'à souhaiter un moi de mai venteux,et la vie sera belle!!

Oui, le paysan râle toujours,si cette pluie qui tombe avait attendu quelques jours, nous aurions fini de planter cette parcelle de Petits Verdots, les labours de déchaussage des pieds de vignes seraient eux aussi terminés, enfin, heureusement, nul ne commande le temps et par "cette belle journée" de pluie réguliere, pénétrant bien la terre qu'elle engraisse, nous auccupons notre temps à coller des étiquettes et à sertir des capsules sur les bouteilles pour préparer les futures commandes de Coeur d'Adonis, Héliantheme et les Ammonites , on ne perd jamais son temps et ce changement de travail permet aux muscles du bas du dos de reprendre de la souplesse.

Désormais , il va falloir surveiller des l'apparition de prochaines pluies, le développement de ce charmant champignon que l'on nomme Mildiou, il adore l'eau pour éclore de la terre ou il passe l'hiver, et il profite des gouttes de pluies et des éclaboussures sur les parties vertes de la vigne pour contaminer les ceps.
C'est pour cette raison que l'on nettoie les pieds de vignes des pampres qui y poussent "l'épamprage", et les anciens , qui faisaient du raisonné avant nous, disaient qu'un épamprage valait un sulfatage ( traitement cuprique)

Mais soyons optimistes, le Mistral du mois de mai desséchera les zoospores contaminatrices et les emportera comme les promesses électorales, à moins que la prochaine lune rousse ne mette fin à cette promesse déja visible de belle vendange car:

" Récolte n'est point assurée, que lune rousse ne soit passée"

Auteur : André Moulière @ 18:36



lundi 19 mars 2007

Vivre avec sa Terre  ::  Les 4 saisons du vigneron

Immuable sensation de renouveau, la sève et le sang circulent plus vite dans leurs vaisseaux.
La précoce chaleur accélère le procéssus, et la vigne demande maintenant à être rapidement taillée,et nous aurons beaucoup de chance si les bourgeons laissés pour la production ne sont pas grillés par les gelées matinales.

Comme chaque année, tout arrive rapidement, il faut finir de tailler, préparer les futures plantations de Syrah, broyer l'herbe et les sarments,attacher les bois, reprendre les palissages ,cet indispensable travail dans les vignes , me permet de vivre avec ma terre, l'angoisse du gel de printemps, le bonheur de la pluie en été,et la peur de la grêle, je passe sous silence le risque de mévente, et le verre de vin qui accompagne les bons moments de la vie est la pour témoigner du travail accompli

Auteur : André Moulière @ 18:23

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mercredi 29 novembre 2006

Paysan d'antan.  ::  Les 4 saisons du vigneron

J'aurai voulu te dire combien ils étaient beaux , les chevaux qui jadis nous tiraient le Landau, le son de leurs clochettes encore dans les oreilles , me fait presque oublier le goudron qui avance et le béton qui gagne , isolant un peu plus le citadin des champs
On voit de moins en moins , marchant sur le trottoir,le pas lourd et compté de l'homme de la terre, levant le pied trop haut, ne marchant pas tres droit, le regard affairé, perdu dans la citée.
Il aurait tant à dire , mais vous ne l'écoutez,quand il souhaite la pluie , le soleil vous vat mieux , et le jour qui se lève à des heures indues , pour vous faire plaisir ,il accorde sa montre et s'en vat travailler au zénith du soleil !!
A force d'adaptations , le crotin du cheval n'engraisse plus la terre, le paysan accepte de changer de statuts, agriculteur il est , et c'est sa proféssion, du haut de son engin ,il domine son champ indemne de toute fleur, désormais ne fleurissent les coquelicots, pas plus qu'il n'y a de place à la beauté des choses , le réve et le plaisir deviennent compliqués.
Productivisme est Roi, Bruxelles dicte sa loi.

Paysan, en perdant la racine t'inscrivant dans les beaux paysages,une page se tourne , tu es Agriculteur, et moi, dans mon pays je puise ce qui fait de moi un homme libre , Paysan je demeure et met dans la bouteille que demain vous boirez , l'expression d'un terroir, un vin de vigneron , il ne sera pas fait pour avoir des médailles ni d'articles ronflants , d'autres savent le faire et le font mieux que moi, il n'y aura pour vous plaire, dans le verre ou se mire la sylve et la garrigue, que le suc du socle aride que puisent les racines pour vous interpréter l'hymne à la nature dans sa simplicité, en heurtant le palais, doucement dans la bouche il vat se libérer, l'oeuvre de la nature est!!;, la foi du paysan y a contribué.

Auteur : André Moulière @ 11:17



mardi 26 septembre 2006

"Alerte Orange"  ::  Les 4 saisons du vigneron

A l'orange, tout s'arrange!
La fin de la semaine a été agitée, apres avoir attendu patiemment que les grenaches atteignent une bonne maturité, nous les avons vendangé vendredi, voila que Météo France nous annonce un scénario catastrophe pour le weeck-end sans donner plus de précisions pour les jours qui suivent. Les vieux carignans étaient quasiment à bonne maturité et je n'ai pas voulu prendre le risque de les laisser dehors sous la pluie qui en cette saison risque de durer plusieurs jours.

Vendredi soir , réquisition de tout ce qui est capable de couper du raisin pour mettre à l'abri des cataractes annoncées les carignans qui font le charme de la cuvée "Les Ammonites".

La derniere grappe n'avait pas atteint le fond du pan incliné qui me sert de table de trie et qui se trouve à l'exterieur de la cave , qu'un des nuages noir et lourd qui nous menaçait depuis le matin a lâché ses grosses gouttes qui viennent se "fracasser" comme dirait H Bizeul,sur le toit qui abrite désormais le millésime 2006.

Au final, c'est 50 à 80 mm d'eau tombée dans le weeck-end, une bonne pluie qui engraisse la terre et gonfle la nappe phréatique, un petit plaisir égoîste d'avoir gagné sur le temps (ça arrive parfois), et quand même une pensée compatissante pour ceux qui sont encore dans leur vigne ou dans leur chai, mais le ciel est au bleu pour la semaine .
Bon courage à ceux qui dans leur cave aérent, pigent, bâtonnent, remontent, et les mille et une taches qui préparent le futur nectar!

Auteur : André Moulière @ 09:42



jeudi 14 septembre 2006

Vendanges interrompues  ::  Les 4 saisons du vigneron

Apres une nuit de déluge"130 mm environ", Dame nature nous contraint à une journée de repos.

Que c'est bon, dans son lit, d'entendre crépiter les gouttes sur le toit.

Cette nuit agitée par le vent du "Marin"(le sud)et l'orage qui gronde, de mille feux éclaire la nuit sous sa chape de plomb.
Harassé du travail accompli la veille dans ses vignes, sachant qu'on ne peut rien contre les éléments, le vigneron dort.
Il n'a pas comme d'autre, remis au lendemain,confiant,apres la pluie vient le beau temps.
La toumente qui gronde agite son sommeil, et il voit dans ses rêves, apres que la vendange dans son chai soit rentrée,
Des tapis de Girolles, de Cèpes, et autres champignons éclos de cette pluie.
Leur cueillette automnale et le geste accompli depuis la nuit des temps, le contact direct avec la nature et son oeuvre permanente,
Peu de chose les mots et l'homme qui les dit, cueillons, cueillons les fruits qu'elle nous donne,
Mais sachons préserver l'essentiel pour qu'à leur tour, communient d'autres générations.

Auteur : André Moulière @ 11:58



dimanche 27 août 2006

C'est parti !  ::  Les 4 saisons du vigneron

Vendredi 25 Août2006 : premiere journée de vendange .

La veille , branle-bas de combat, apres un controle de maturité avec Th Broussoux, l'oenologue qui suit les vinif à Sigaliere, la décision est prise de vendanger la parcelle de Sauvignons juste à coté de la cave.
Vite prévenir tout le monde , vérifier une derniere fois que tout est en place pour le jour J , mettre le groupe de froid en route , voir si il fonctionne bien, "M...de", le joint d'étanchéité de la pompe de circulation fuit, vite démontage , un saut à Ales pour en acheter un neuf, petit détour pour éffectuer une livraison dans un beau village Cévenol , retour et remontage du fameux joint et c'est déja 20 heure .

A la pointe du jour , tout le monde est au rendez vous , petit brief et mise en route il faut qu'a dix heure les raisins soient dans le préssoir , encore frais de la nuit et dirigés vers une cuve ou le moût vat décanter 48 heures, c'est la phase de débourbage à < 12° la fermentation ne peut se déclancher et le jus vat se clarifier , ainsi ,exempt d'impureté, il pourra fermenter dépouvu des bourbes lourdes susceptible de donner mauvais goût au vin.

Samedi 25 Août: controle de densité = 1100. ce qui équivaut à un bon 14 °

/ Controle de la température du moût: 10° , on voit déja le haut de la cuve s'éclaicir , demain je pourrai le mettre au propre pour le laisser partir en fermentation.

Lundi, rebelote , on remplit un autre préssoir pour finir cette parcelle qui a été vraiment précoce cette année.
Les vendanges ce déroulent ainsi, ç mesure de la maturité des parcelles, ne pas céder à la précipitation générale, ce fier à son instinct, respecter les fondamentaux du vigneron(c'est le raisin qui fait le vin) pour élaborer un vin naturel.

Et les saisons s'écoulent comme "un long fleuve tranquille", enfin , presque tranquille!

Auteur : André Moulière @ 19:23