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mercredi 27 janvier 2010

Contemplation  ::  G√©n√©ral

Devant la déferlante des vignerons blogueurs qui, subitement, découvrent les vertus d'une agriculture respectueuse de l'environnement, je n'ose plus écrire sur le sujet, donc voila quelques lignes inspirées face à l'Océan Atlantique, sur la cote Vendéenne.


Pour information: Je serai présent à VINISUD - HALL - 7 - Stand - 64

Devant mes yeux, à l'infini, l'éternité de l'océan
Dans le roulement d'un train fou surgissant des abysses,
s'écrasent sur la plage ses rouleaux impétueux.
Le vent d'Ouest chargé de ses embruns, me mouille le visage,
imprégnant à ma peau son haleine salée.
Marin, explique moi comment naissent les vagues.

Comme un coton qu'on passe doucement sur la peau,
l'écume qui glisse et lisse le sable pour effacer les traces des oiseaux,
migrateurs magnifiques, que vous êtes chanceux.

Auteur : André Moulière @ 18:56



lundi 11 janvier 2010

Le vieux chasseur et la b√©casse  ::  Connaitre Sigali√®re


Histoire authentique qui me revient en mémoire en regardant le paysage recouvert par la neige qui tombe depuis ce matin, "et cela me fout le cafard".

Il s'appelait Etienne, et je vous parle d'un temps ou les agriculteurs étaient des paysans et leur sport favori était la chasse.
Il était un passionné de chiens de chasse, en particulier les chiens courants ou il excellait dans leurs formation à la chasse au sanglier, c'était un grand "piqueur" qui savait débusquer dans les conditions les plus difficiles et dans tous les bois de le région, les sangliers les plus récalcitrants,il n'avait qu'un handicap, il tirait au fusil comme un pied et n'a jamais affiché aucun trophée à son tableau de chasse, d'ailleurs ne disait il pas << ma corne de chasse me sert plus que mon fusil>>.

Je pourrais vous raconter plusieurs histoire ou il fit briller ces chiens en débusquant des sangliers à des kilomètres de l'endroit ou il avait relevé leurs passage, mais les années passant, le dynamique chasseur du se résoudre au fur et à mesure de la disparition de ses fidèles compagnons à quatre pattes,à ne plus en garder qu'un seul car ses jambes ne pouvaient plus suivre la meute dans les longues poursuites derrière les bêtes noires .

Il se trouve que se dernier n'eut aucun go√Ľt pour la chasse du teigneux sus-scrofa, il pr√©f√©ra le fumet de la mordor√© des bois( la b√©casse) et lui en faisait s'envoler r√©guli√®rement lors de leurs sorties dans les bois , et notre chasseur √©colo, pour satisfaire son associ√©, changea de munition dans son "escopette". Las....le r√©sultat au plan balistique ne fut pas meilleur √† la b√©casse qu'au sanglier et les regards du chien √† l'encontre du maitre en disaient plus qu'un long discourt.
Ils continuèrent ainsi pendant de nombreuses années, l'homme trainant de plus en plus la jambe, le chien ayant des regards de plus en plus appuyés.

Cette année la,il avait neigé tard dans la saison,et nos deux compères réchauffaient leurs rhumatismes au coin de la cheminée du mas,mais l'inaction ne convient pas longtemps à notre homme des bois et il décide de voir si la belle mordoré est présente dans ses habitats à proximité.
Ils n'avaient pas fait deux cent mètre que déjà le chien pointait le nez vers une touffe de buis que surplombait quelques chênes verts couverts encore d'un peu de neige, l'endroit était idéal pour le commun des chasseur, Etienne , sans conviction,se place et donne pour la énième fois l'ordre à son partenaire de faire envoler l'oiseau au bec long,les yeux écarquillés par l'apparition de deux bécasses qui jaillissent dans une chandelle impeccable et dans un claquement d'aile caractéristique, il lache un coup de fusil, et , malheureux coup du hasard ou comble de la malchance pour une des deux bécasse, enfin ,c'était écrit, elle tombe foudroyée par la gerbe de plombs au grand étonnement du chasseur et du chien, il tira la seconde qui de son rapide coup d'aile pris le large sans mal, deux miracle à la fois , on n'a jamais vu.

C'était un homme sensible, et prenant subitement conscience du drame qui venait de se jouer pour ce couple d'oiseau des bois, lui le rustre, le sauvage, eut la gorge serré en se courbant sur la neige maculée du sang de la noblesse des bois, tendrement, il caressa l'oiseau et rentra chez lui son chien sur les talons.
Au crépuscule de sa vie, il m'a raconté son histoire car je lui demandais pour quoi il ne prenait pas son fusil pour promener son chien, et pour conclure , il me dit "Souvent, quand mon regard se porte sur la nature et que je la vois vivre, défile devant mes yeux le battement rapide des ailes de ma seconde bécasse,et c'est ma vie qui défile dans une introspection négative, mais je crois que seul mon chien peut comprendre"

Auteur : André Moulière @ 12:13



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