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lundi 17 décembre 2007

Chronique d'une mort programmée ( Acte un)  ::  Connaitre Sigalière

Le Vendredi 14 Decembre dernier, avait lieu en notre beau village de Corconne l'assemblée générale du syndicat du Pic St Loup. Je n'ai pas par habitude de débaler le linge sale de notre famille de vignerons solidaires, mais la , franchemant, j'ai l'impression que l'on prend en otages une frange de vignerons .

Ils sont venu, ils sont tous la, les représentants des différents Domaines ou Chateaux pour entendre Marc Parsé , venu nous apporter la bonne parole et nous expliquer le rôle des O I ( non, c'est pas les oies chers lecteurs, c'est les OI? moi , j'ai presque envie de mettre un tréma sur le i, pour faire plus Languedoc, de toute façon , pour ce que ça vat servir,enfin , si vous voulez vraiment savoir "M Parcé - Domaine de la Rectorie- Banyls" moi j'ai pas tres bien compris quel était le role des Oï( c'est vrait qu'il parle pointu notre Président) enfin , j'aurai aimé l'entendre parler de terroir et de sa philosophie sur l'évolution des AOC, j'etais venu pour l' entendre nous parler de son amour de la terre et du respect qu'on lui doit, je suis en manque et demandeur d'explications claires concernant "l'usine à gaz" qui est en train de se mettre en place.
Cette logique de toujours plus de règlements, la fuite en avant de textes que personne ou presque ne lira, et le productivisme qui fait loi, voila la réalité, ni les Odg ou autres OI ne ferons rien bouger, ce sont les mentalités qu'il faut faire évoluer, ce sont des hommes comme M Parcé qui peuvent faire progresser les consciences pour peut qu'il engage sont discours sur le fond.

Cerise sur le gâteau, la pseudo commission chargée d'établir le cahier des charges à notre accession à l'appellation Pic St Loup, propose pour la sauver , diable, est elle tellement en danger,de revoir, d'une part, la close d'un an d'élevage et de réduire ce délais et d'autre part, d'exclure sur une période de 5 ans les vignerons qui ne vinifient pas dans l'aire de production.
Bon les gars , je veux bien suivre votre raisonnement, mais pensez vous vraiment que la place libérée par ces quelques producteurs va vous ouvrir la porte du marché qu'ils auccupent, croyez vous que cela va résoudre le problème des volumes vendus à bas prix par les "vracqueurs" ???

Signe des temps difficiles, les applaudissements à des mesures d'exclusion laisserons des traces dans les esprits , augurant ainsi que la belle devise des vignerons solidaires en a pris un coup sur la casquette et que nous nous dirigeons doucement vers une situation conflictuelle.

/ Si il y a problême de surproduction, de mévente ou de niveau qualitatif, ça ne sert à rien de trancher le bras droit si c'est le gauche qui est gangréné, mais rien n'est figé, tout évolue, une chose est certaine, les vignerons concernés ne sont pas les chêvres qui servent d'appâts ni les bourgeois de Calais prêts à rendre les clefs sans rechigner

Auteur : André Moulière @ 18:00



samedi 15 décembre 2007

Me revoila !!  ::  Les 4 saisons du vigneron

Quelques soucis informatiques, le manque d'inspiration, les vinifs et la mise en place de la commercialisation des cuvées 2004 sont à l'origine de mon silence.
Une petite rétrospective s'impose pour ce millésime 2007. Apres un printemps bien arrosé, quelques foyers de mildiou sont apparu , vite jugulé par trois traitement à base de cuivre et le soleil de juillet les nuits fraiches sans rosée matinale ont eux raison du champignon ( ou de l'algue?) préféré des vignerons.
Tout laissait prévoir une récolte précoce digne des plus grand millésimes du Languedoc, mais voila qu'à partir du 15 Août, à la place de straditionnels orages, c'est le Mistral qui pendant huit à dix jours, sans faiblir, a mis à mal les vignes du Domaine implantées dans le roc et les conditions extrêmes de la garrigue Languedocienne.
Tel la chêvre de M Seguin, elles ont résisté jusqu'à épuisement et perdu leurs feuilles au moment ou la météo annonçait la pluie salvatrice.
C'est plus de deux hectares de syrah plantée en 2002 que nous n'avons pas vendangé, la pluie enfin venue, a permis aux ceps de survivre mais la maturité des quelques grappes qu'il porte, brûlées par le souffle du vent, a anéanti l'espoir d'une vendange digne de porter haut les couleurs de Sigaliere, laissant ainsi , pour le bonheur des grives et autres passereaux, un an de travail.
La partie des vielles vigne que compose l'essentiel du domaine, a mieux résisté du fait de son enracinement tres profond, elle a produit des grappes bien mures et bien dorées, beaucoup de rigueur dans la cueillette et dans le travail des jus dans la cave, quelques éssais"d'épépinage" pour améliorer la finesse des tanins et nous reparlerons de ce millésime dans deux ou trois ans .
Pour changer de sujet, ou peut être par convergence de pensée, je ne résiste pas à l'envie de transcrire ces lignes notées je ne sais dans quel bouquin dernièrement lu .
"Ceux qui se retirent d'une societe caractérisée par la puissance, la cupidité et l'ambition voient le salut comme le produit de la vertu et de l'effort.
Cependant la satisfaction douloureuse que l'utopiste ressent devant la ruine et le déclin du monde ne peut jamais tout à fait s'accomoder de la piété"
bONNE REFLEXION.

Auteur : André Moulière @ 09:39