lundi 04 juin 2007
Les aléas climatiques des années 60 :: Les 4 saisons du vigneron
Le samedi, quand je suis présent dans mon village, vers les sept heures, je passe chez Nanou.
Nanou c'est notre boulanger et il fait une fougasse à l'ancienne qui est délicieuse, il arrive que notre jeune "Aimable Castanier", qui a aussi une femme jeune, ne respecte pas toujours les horaires d'ouvertures, c'est l'occasion de parler de la pluie et du beau temps avec les viticulteurs venus chercher leur pain.
Samedi dernier, Pierrot et Maurice, deux septuagénaires, deux vieux garçons avec des mains comme des battoirs à force de manier le manche de la pioche,que quand vous les voyez, vous préférez les compter parmi vos amis, nous racontent que dans les années soixante, les vignes avaient gelé deux années consécutives et que la troisième année, il avait tellement plu, que le mildiou avait emporté une grosse partie de la récolte, et que ce qui avait pu être vendangé était tellement mauvais que le vin était imbuvable.
Trois années sans rentrée d'argent dans les familles, ils en sont encore à se demander comment ils ont pu traverser cette époque.
L'un nous raconte qu'il était parti faire les moissons et la récolte de lavande dans les Alpilles, l'autre se souvient s'être fait embaucher chez Maurel , gros propriétaire qui avec le peu d'argent qu'il avait touché de la vente de sa récolte de vin, avait acheté une tronçonneuse pour faire du bois de chauffage et ainsi s'assurer de quelques revenus.
Et nos deux retraités de conclure , heureusement, nous n'avions pas d'emprunt à rembourser!!
J'ai mis cette derniere remarque dans ma poche avec mon mouchoir dessus car ces instants de tradition orale sont précieux à écouter et dans cette ambiance matinale aux arômes de bon pain, je me dis que les années passent, les Paysans sont toujours confrontés au grave problème de leur subsistance, la situation de l'époque relativise l'actuelle situation ..
Nanou c'est notre boulanger et il fait une fougasse à l'ancienne qui est délicieuse, il arrive que notre jeune "Aimable Castanier", qui a aussi une femme jeune, ne respecte pas toujours les horaires d'ouvertures, c'est l'occasion de parler de la pluie et du beau temps avec les viticulteurs venus chercher leur pain.
Samedi dernier, Pierrot et Maurice, deux septuagénaires, deux vieux garçons avec des mains comme des battoirs à force de manier le manche de la pioche,que quand vous les voyez, vous préférez les compter parmi vos amis, nous racontent que dans les années soixante, les vignes avaient gelé deux années consécutives et que la troisième année, il avait tellement plu, que le mildiou avait emporté une grosse partie de la récolte, et que ce qui avait pu être vendangé était tellement mauvais que le vin était imbuvable.
Trois années sans rentrée d'argent dans les familles, ils en sont encore à se demander comment ils ont pu traverser cette époque.
L'un nous raconte qu'il était parti faire les moissons et la récolte de lavande dans les Alpilles, l'autre se souvient s'être fait embaucher chez Maurel , gros propriétaire qui avec le peu d'argent qu'il avait touché de la vente de sa récolte de vin, avait acheté une tronçonneuse pour faire du bois de chauffage et ainsi s'assurer de quelques revenus.
Et nos deux retraités de conclure , heureusement, nous n'avions pas d'emprunt à rembourser!!
J'ai mis cette derniere remarque dans ma poche avec mon mouchoir dessus car ces instants de tradition orale sont précieux à écouter et dans cette ambiance matinale aux arômes de bon pain, je me dis que les années passent, les Paysans sont toujours confrontés au grave problème de leur subsistance, la situation de l'époque relativise l'actuelle situation ..
aucun commentaire :: aucun trackback
Auteur : André Moulière @ 15:10


